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# 18 septembre : une colère toujours présente
- URL: https://lolacrl.xyz/18-septembre-une-colere-toujours-presente/
- Published: 2026-10-07T07:40:03.000Z
- Updated: 2026-10-07T07:40:03.000Z
- Description: Depuis ce jeudi 18 septembre, les français redescendent dans la rue pour se battre pour leurs droit et faire entendre leurs revendications.
- Author: Lola Carlier
- Tags: Politique, Société

Ce jeudi 18 septembre débutait une mobilisation d’ampleur intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU) partout en France afin de manifester contre le gouvernement en place et sa politique. Sont attendus durant ce mouvement de masse beaucoup plus de manifestants que la semaine précédente, le 10 septembre, qui avait recensé environ 200 000 personnes mobilisées sur l’ensemble du territoire Français. C’est cette fois entre 400 000 et 900 000 manifestants qui sont attendus, afin d’exprimer leur colère quant aux décisions financières du gouvernement d’Emmanuel Macron, qui fait la sourde oreille face au mécontentement populaire. Ainsi, sur le site de la CGT, on peut notamment lire : “*on manifeste contre l'impact du budget Bayrou sur votre quotidien. Il n'est pas question que les travailleurs·euses passent à la caisse après tous les cadeaux fiscaux consentis aux plus riches sans contrepartie”.* Pour rappel, le gouvernement de François Bayrou avait été contraint de démissionner après que celui-ci ait perdu le vote de confiance qu’il avait soumis à l’Assemblée Nationale le 8 septembre dernier. 

Pour faire face au nombre conséquent de personnes attendues ainsi qu’aux blocages prévus, Bruno Retailleau, ministre démissionnaire de l’Intérieur, a expliqué déployer entre autres 80 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire ainsi que 24 blindés Centaure. Un dispositif inédit qui témoigne de la crainte du pouvoir de se faire submerger et dépasser comme lors du mouvement des gilets jaunes de 2018\. Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, se ditpar ailleurs *"très inquiet"* de la présence de nombreux manifestants radicaux dans le cortège syndical à Paris, et invite les commerçants à fermer leurs boutiques ou se barricader. Le directeur général de la police nationale n’hésite pas quant à lui à faire l’amalgame entre militants et black-blocks afin de discréditer le mouvement tout entier. *"Il n'est pas impossible d'avoir des milliers de personnes affiliées aux black-blocs. Ils viennent infiltrer les cortèges officiels. Ce sont des personnes qui ont une vision dégradée de la société".* 

Ainsi, à 11h le 18 septembre, déjà 230 actions ont été comptabilisées sur la voie publique et 95 tentatives de blocages, qui ont réunis 10 000 personnes. 76 interpellations ont eu lieu sur le territoire,et 26 gardes à vue, selon le ministère de l’Intérieur. On dénombre par la même occasion plusieurs cas violences policières, une femme a par exemple été frappée et jetée à terre par deux membres des forces de l’ordre à Marseille, et le blocage du dépôt RATP à Paris s’est retrouvé chargé et gazé dès l’aube. Une volonté donc de réprimer les mouvements sociaux d’une population qui gronde et qui exprime son mécontentement, par la force, la violence et l’autorité, plutôt que d'écouter celui-ci. 

En effet, selon le collectif “violences policières”, depuis 2018, 7938 d’entre elles ont été recensées. L’Observatoire des libertés publiques recense quant à lui entre 10 et 15 morts par an à la suite d’une intervention de la police. Lors des manifestations des gilets jaunes, plusieurs personnes finissent blessées, voire perdent un membre, à l’instar de Jérome Rodrigues, manifestant ayant perdu un oeil à cause d’un tir de grenade de désencerclement. Les affaires comme celle-ci se cumulent et se ressemblent, Henri Lenfant, Gaye Camara, Nahel Merzouk, sans retombées judiciaires ni condamnations pour les auteurs des violences, dans une institution qui est soutenue par le pouvoir en place et prône l’impunité. 

Le 7 mars 2019, Emmanuel Macron déclare *“Ne parlez pas de répression ou de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit.”*

Un déni auquel le président de la République Emmanuel Macron est habitué, lui qui clame toujours avoir été élu par la population démocratiquement, sans se rappeler que sa position actuelle est surtout dûe à une forte mobilisation de barrage à l’extrême droite en 2022\. Selon un sondage Ifop en janvier 2025, seuls 21% de français se disaient satisfaits du président de la République.

*\-18 septembre 2025-*